C’est un sujet qui revient en force sur la qualification de la sous-traitance dans le domaine du web et du digital. Que vous soyez une petite ou grande entreprise, une collectivité, faut-il faire confiance aux sous-traitants « numériques » ?

La sous-traitance, mais pas n’importe comment !

A un moment où les start-ups sont en plein essor, avec des investisseurs omniprésent, la pression pour faire des économies peuvent conduire certaines entreprises à prendre beaucoup de risques comme utiliser des entreprises étrangères low-cost pour des développements front ou back-office. Que valent ces entreprises basées en Inde, en Afrique du Nord ou ailleurs ?

Objectivement, c’est difficile à dire, mais par expérience, beaucoup en reviennent. Finalement peu fiables, que ce soit tant de la qualité du travail tant pour le respect des normes et des délais, c’est toujours mieux en théorie qu’en pratique. La faute à qui, la principale difficulté est la surveillance et le contrôle du travail mais surtout la bonne évaluation de la charge de travail et un optimiste pour sur les temps d’échanges. Le temps passé pour la vérification puis la validation de la livraison devient obligatoire, et implique une monopolisation des équipes internes qui au terme, doivent modifier, voir re-développer le travail livré. Le plus contraignant dans ce système, revient à la maintenance de ces développements. Qui va fournir ce service ?

Les contrats tiennent-ils compte de cette problématique ? Je ne peux pas répondre, mais dans les cas rencontrés, à partir du moment ou les livraisons sont modifiées, beaucoup se défaussent de ce service. De ce fait, d’ou vient le problème ? Du sous-traitant ? Du client ?
Honnêtement, des deux. Pour éviter toute dérive, il faut s’assurer un service, du prestataire, de livraison et d’installation des développements commandés. La sous-traitance cela implique aussi un service-après vente et une maintenance du livrable dans le temps. En effet, C’est au prestataire de modifier, de s’assurer du bon fonctionnement du livrable sur les serveurs du client. Pour une grande majorité des erreurs et des bugs, il s’agit d’une non prise en compte des contraintes techniques du client final. En tant que prestataire, le travail effectué et testé, le sera sur des serveurs privés, ou pire mutualisés, avec des contraintes sécuritaires différentes et souvent inférieures à l’environnement d’installation définitif.

Sous-traitance et internalisation

Donc, messieurs les chefs de projets, décideurs, avant de choisir un prestataire, il vous faut penser aux variables d’environnement de votre architecture et à celles de vos prestataires ! De plus, oubliez l’envie de « bidouiller » les livrables et prestataire c’est aussi travailler dans l’environnement de production donc chez le client. C’est par expérience que je vous affirme que si l’on vous assure que « cela » marche, ce n’est pas certain que cela fonctionnera chez vous.

Pour conclure, je dirais qu’il faut choisir qualité, proximité plutôt que économie, distance avec une préférence pour une internalisation même temporaire et/ou partiel à une externalisation totale. Quant aux prestataires, il ne faut pas vendre sans savoir-faire (éviter la « sous-sous-traitance »), c’est rentable à court terme mais pas sur le long terme.

L’internalisation, alors ?

Pour ou contre ? Sans hésitation pour ! CDD, CDI, consultant, n’hésitez pas. Chaque contrat doit être adapté au projet et chacun doit répondre à besoin précis.

Si vous souhaitez plus de détails et des conseils, nous sommes à votre disposition pour échanger sur le sujet.

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